De tout temps, la pierre a constitué un placement sûr et rentable. Le secteur a connu une embellie d’autant plus importante que, en fin d’année 2016, les taux d’intérêts des crédits ont atteint des seuils planchers record. Ces dernières années, l’investissement participatif, ou crowdfunding immobilier, a notamment connu un essor important sur le marché du logement. Qu’en est-il en ce début d’année 2018 ? Voici quelques éléments de réponse.

En quoi consiste le crowdfunding immobilier ?

Il est possible de réaliser des opérations d’investissement participatif avec Homunity ou de nombreuses autres plateformes sur internet. Concrètement, tout le monde peut contribuer au développement d’un projet de construction immobilière sélectionné par les gestionnaires des plateformes concernées.

Qu’il s’agisse d’un gros portefeuille ou d’un petit épargnant, l’investisseur peut fournir la somme de son choix à la levée de fonds organisée pour le projet choisi. Ces sommes démarrent généralement à partir de 1 000 euros, ce qui en fait un placement intéressant et accessible au plus grand nombre.

Si la levée de fonds n’a pas atteint son objectif, l’intégralité des sommes versées est redistribuée aux contributeurs. Dans le cas contraire, le projet peut démarrer. Lorsque les logements sont construits, puis vendus ou loués, chacun des participants reçoit une partie des bénéfices ou des loyers à hauteur de sa contribution.

Origines et succès de l’investissement participatif

Les prémices du crowdfunding immobilier remonte à la statue de la Liberté, qui a été à l’origine d’une des premières levées de fonds de grande envergure de l’Histoire. Cette pratique a mis du temps à atteindre le marché du logement, voire même tout simplement à se démocratiser.

Ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle et au début du 21ème que le financement participatif commence à prendre de l’ampleur. Avec l’apparition de plateformes telles que Kickstarter et My Major Company, il s’est d’abord développé dans la sphère de la création et de l’art, bien souvent sur le principe du don contre don, ou contre rétribution.

Par ce biais, un réalisateur souhaitant mettre en place son projet en s’affranchissant des voies de financement classiques peut expédier à ses contributeurs un exemplaire de son film une fois ce dernier terminé.

Puis sont apparus le crowdlending et le crowdequity, concernant le monde de l’entreprise. Pour les start-ups nécessitant des financements pour traverser les premiers temps difficiles de leur existence, ou les entreprises souhaitant investir sans avoir à s’adresser aux banques, cela s’est présenté comme une opportunité idéale.

La pratique s’est finalement étendue au domaine de l’habitation, se servant d’internet comme un support d’expansion.L’année 2017 aura d’ailleurs été l’année de tous les records selon les Echos.

Quels bénéfices peut-on espérer de ce genre de placement en 2018 ?

Aujourd’hui, il est possible d’attendre un rendement avoisinant les 10% en se lançant dans une aventure de crowdfunding immobilier. Autrement dit, proche de la rentabilité offerte par les marchés de capitaux, alors même que les risques associés à ce genre de pratique sont de plus en plus maîtrisés par les acteurs. D’autant que les fluctuations boursières apparaissent nettement plus imprévisibles que la faillite éventuelle d’un promoteur, ou les retards liés à des ventes difficiles.

Par ailleurs, un moyen simple de limiter les risques consiste à diversifier ses placements. Plutôt que d’investir une grosse somme dans un seul et unique projet, les contributeurs ont la possibilité (et c’est là toute la force de ce type de financement en 2018) de répartir plusieurs petites sommes sur divers projets.

De cette manière, même en cas de perte, tout n’est pas perdu et il est possible de récupérer sa mise par le biais des autres placements réalisés. En d’autres termes : oui, pour investir, le crowdfunding immobilier est toujours intéressant !